samedi 12 septembre 2020

Prends bien soin de toi... réflexions sans importance

 Ami-e,

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Un cri tout à l’heure m’a cueillie sous les cèdres… « Prends bien soin de toi ! Quelle horreur ! »

Pardon, d’abord, d’avoir proféré cette horreur mais du coup, en marchant, je l’ai mâchée…

Un goût de montagne, un soupçon d’Espagne ou des régions Andines…

Une tendresse peut-être, relevée de menthe poivrée : c’est une interpellation… impératif oblige… ou une invitation à l’égocentrisme ?

Un sincère intérêt ?

 De quel cœur sort-elle… ?

 

Ici, sur ce causse nu, cette horreur dit « Tu es aimé-e… »

Elle chuchote que tu es précieux, ami-e, comme la bien-aimée du Cantique, et combien ta présence ici est indispensable…

Que cette vie t’est confiée, peut-être, que tu en es dépositaire mais non propriétaire, et qu’il faudrait donc la recevoir comme telle pour en prendre soin ?

 

Est-ce là que tu peines ?

 

Avons-nous été jetés dans la vie comme on lance un galet dans l’océan pour le voir malmené par les vagues ?

Sommes-nous traversés par un amour dont nous ignorons tout et qui, pourtant, nous paraît irriguer l’univers… et dans ce cas, ne faut-il pas le laisser être en nous et prendre soin de notre corps qui dans un même temps le contient et l’exprime ? 

Sommes-nous un miracle biologique, ce qui suffit amplement à notre émerveillement ?

 

Les galets enchantent les enfants qui les ramassent, l’amour nous fonde, quels que soient les malentendus sur le mot, et la naissance d’un petit est toujours un miracle…

 

C’est toujours la vie qui se donne… non ?

 Alors, prenons soin de cette vie qui demeure en nous… pour quelque temps !

 

Bien-aimé-e,

Prends bien soin de toi et des autres parce que c’est la même chose, bien sûr,

Et que tes rêves soient féconds…



 

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