vendredi 23 juillet 2021

Esquisses... Trois femmes.

Ami-e, ce matin… trois femmes.

Elles vivent sur le causse comme en béguinage, à l’orée de leurs songes.

Belles.

Uniques.

Distinctes.

 La vie a orné leur visage de fines peintures de guerre.

Les enfants, les joies, les douleurs, les blessures ont plissé leurs sourires, usé leur corps, un peu, l’ont anobli aussi… Elles portent haut et humble le butin de leurs jours, leur liberté d’être et la gloire de leurs combats.

 Chacune offre sa simplicité comme un chant pour le causse…

Leur eau vient du ciel ou des sources, leur lumière est cueillie au soleil, les légumes triomphent de la pierre… leur courage est sans borne.

 Pacifiques guerrières…

 Leurs Chansons de Geste les ont réunies en ce même lieu, mais elles ne se veulent pas ensemble. Chacune danse, chante et se tait à son rythme, l’âme à fleur de corps et le cœur large, prend soin, partage, secoure, écoute et s’enflamme comme herbe trop sèche dans le feu d’un instant, incendiée d’amour peut-être, pour celui qui s’égare, dévastée parfois au repli d’un passé.

 Trois femmes qui portent en elles la guerre des femmes, vaillantes et belles qui traversent les temps, un peu autres, trop vivantes peut-être… En d’autres temps elles auraient été visitées en cachette : la liberté est difficile, tant aux autres que pour soi. En d’autres temps, en d’autres lieux, chacune y engagerait sa vie.

 Ce matin, à l’heure douce où le soleil affleure, leur fidélité s’écrit sous les chênes comme s’aligne la pierre, tant elles sont fidèles à elles-mêmes dans leur humble splendeur.


 Ami-e, je nous souhaite cette même fidélité.

 Que tes rêves soient libres !

    

 

 

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